Derrière l’obscur

Derrière l’obscur, ce désir sauvage
d’écrire
Un ouragan de mots et d’émotions — en soi
cette pure et précieuse rage
Une bête en nous qu’il faut expulser
Pour retrouver l’essence
Primordiale
Un jour, l’on se réveille le cœur en vrac
Avec l’envie de prendre rendez-vous
avec son enfance
D’ouvrir les tiroirs secrets
De caresser les toiles d’araignée
Sans oublier les sourires
et surtout

l’insouciance.

Le long de la plage de sable fin
Face à l’infini de la mer
La lumière du ciel est lumineuse
Immense
Mais au loin la tempête,
Grise.
Incontrôlable.
Furieuse.
Qui étend son ombre
Tapie, là, au creux
de mon adolescence
Celle que j’ai enfermée dans la malle
au fond du grenier,
Larmes.
Colères.
Rancunes.
L’incompréhension face aux adultes
À pleurer les deux pieds
dans la sombre lagune
Hurler encore et sans cesse
ces souvenirs que l’on recrache
De l’extrême profondeur de la forêt noire
Ils ressurgissent
puissants.
douloureux.
Des coups de haine sur le visage.
Et les bleus
Et les claques
Et la violence
Frapper.
Frapper.
Frapper.
Et les plaintes/l’effroi/les pleurs
Quand j’y repense, c’est l’heure
de faire
le vide dans ma tête/corps/abîmés
Entre le vide et le plein
il n’y a qu’un pas
de danse
Ou deux/Ou trois
Deux pour oublier
Trois pour annihiler
Le néant
qui démarre
au point final
(de la vie ou)
de cette phrase.

Nous sommes des corps
.
.
.
Trois points de suspension
Dans un vaste univers.

J’ai envie de prendre rendez-vous
avec la tempérance
Et la tolérance
Que la violence n’engendre plus
la violence
Je veux oublier les traces du passé
Allonger mes pas dans les pas de l’espoir
Pardonner, avancer vers un nouvel horizon
Crier au monde que je ne suis pas
une outre de désespoir
Le futur, j’ai envie d’y croire
Et, par mes choix visibles,
Sortir de mes propres schémas
Pour marcher dans la rue, face au soleil
Tel un être à nouveau invincible

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